« BANZAÏ », un cri face à l’adversité, face aux maigres propositions d’avenir que nous avions à ce moment-là.
Ça a débuté ainsi. Des pages noircies sur un coin de table, un certain attrait pour la culture souterraine, des salles sombres, à lire des fanzines à la lampe torche, de l’errance, beaucoup. Un ordinateur vieux comme Enola Gay et de la rage en cubes lettrés. C’était une façon de jeter les dés, de prendre les risques au moment le moins opportun. Nos modèles, nos ancêtres, étaient parfois engagés, parfois pathétiques, parfois punks, parfois subversifs, mais souvent sans avenir. Nous le savions.
Une chose certaine, et peut-être la seule, c’était que des talents traînaient quelque part, avec des tiroirs remplis à ras de poèmes, de textes, écrits au dos de la facture de gaz et sur le ticket de caisse du 8 à huit.
Les premiers numéros furent laborieux... nous avons dû troqués les vinyles des CRAMPS, revendre la collection de timbres de Papy, traqués les femmes cougars aux abords du Panama Café, prier pour de faux au cas où...
Il faut en être conscient, le pari est insurmontable. Où cela va-t-il nous mener ? L’Eldorado, c’est pour les gosses et la planète Galaxia, c’est pour Alf. Alors ? On en a fait des paris à la con, mais celui-là… On a plus de chance de gagner au loto ou de prendre la foudre dans les chiottes plutôt que de réussir quoi que ce soit ici, là, devant vos yeux. Ne jouez pas aux cons, on n’est pas d’humeur.

 

La revue sévit depuis 2008, 12 pages photocopiées à 300 offsets. Ici, on aime les moulins, sous nos allures de don Guichotte. Ils fabriquent du papier, nous permettant de coucher, non les dames, mais nos viles pensées. 

 

Pendant que la foule ne sait même plus ce qu'est un cure-dent, BANZAI s'efforce d'être inoubliable, même pour les amnésiques, et de continuer à cultiver, même pour les légumes. Parce qu'on a pas choisi de naître sans-dent, et qu'on finit toujours par défendre notre bout d'gras. 


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